Coronavirus

Coronavirus ou CoV (du latin, virus à couronne) est le nom d’un genre de virus correspondant à la sous-famille des orthocoronavirinæ (de la famille des coronaviridæ). Le virus à couronne doit son nom à l’apparence des virions sous un microscope électronique, avec une frange de grandes projections bulbeuses qui ressemblent à la couronne solaire.

Les coronavirus sont munis d’une enveloppe virale ayant un génome à ARN de sens positif et une capside (coque) kilobases, incroyablement grosse pour un virus à ARN. Ils se classent parmi les Nidovirales, puisque tous les virus de cet ordre produisent un jeu imbriqué d’ARNm sous-génomique lors de l’infection. Des protéines en forme de pic, enveloppe, membrane et capside contribuent à la structure d’ensemble de tous les coronavirus. Ces virus à ARN sont monocaténaire (simple brin) et de sens positif (groupe IV de la classification Baltimore). Ils peuvent muter et se recombiner2.

Les chauves-souris et les oiseaux, en tant que vertébrés volants à sang chaud, sont des hôtes idéaux pour les coronavirus, avec les chauves-souris et les oiseaux, assurant l’évolution et la dissémination du coronavirus3. Les coronavirus sont normalement spécifiques à un taxon animal comme hôte, mammifères ou oiseaux selon leur espèce ; mais ces virus peuvent parfois changer d’hôte à la suite d’une mutation. De telles mutations ont été responsables des graves épidémies de SRAS de novembre 2002, de l’épidémie de MERS de 2012 et de celle du coronavirus de 2019-2020.[réf. nécessaire]

On pense que la transmission interhumaine des coronavirus se produit principalement entre des contacts étroits via des gouttelettes respiratoires générées par les éternuements et la toux.
Il n’y a pas encore de vaccins ou de médicaments antiviraux pour prévenir ou traiter les infections à coronavirus humain.

Raoult

Le professeur Didier Raoult a mis en ligne, vendredi 27 mars, sur le site Internet de l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée Infection de Marseille, qu’il dirige, une nouvelle étude sur l’hydroxychloroquine. Selon lui, elle confirme « l’efficacité » de ce traitement contre le SARS-CoV-2. Une affirmation aussitôt contestée par de nombreux scientifiques.

« Nous confirmons l’efficacité de l’hydroxychloroquine associée à l’azithromycine (un antibiotique) dans le traitement du Covid-19 », écrivent Didier Raoult et son équipe. Mais nombre de spécialistes ont fait valoir samedi qu’il était impossible de tirer cette conclusion sur la seule base de cette étude, qui n’a pas été publiée à ce stade dans une revue scientifique, en raison de la manière dont elle est élaborée.